Aux origines du livre
La donnée comme empirisme moderne¶
Articles publiés sur LinkedIn en octobre et décembre 2021.
Cette idée n’est pas née en écrivant. Elle a mûri au fil des expériences de terrain et d’un effort répété pour prendre du recul sur ces expériences. Les articles cités ci-dessous l’ont simplement formalisée, à un moment donné, publiquement.
Deux articles de fin 2021 portent cette idée. Le premier, sur la chaîne de valeur de la donnée (décembre 2021), pose une thèse : la donnée n’est pas le nouveau pétrole. Contrairement au pétrole, elle n’existe pas à l’état brut : avant d’être utilisée, elle est produite, et avant d’être produite, elle est choisie. Une entreprise sélectionne les populations qu’elle observe, les attributs qu’elle retient, la façon de les coder. Sa qualité se joue dans ces choix : en cas de défaut, les algorithmes les plus sophistiqués n’en tireront rien de bon.
Le second, « la donnée comme empirisme moderne » (octobre 2021), inscrit cette idée dans une longue tradition : l’empirisme, de l’école indienne Vaisheshika à la méthode scientifique, qui fait de l’observation et de l’inférence les sources du savoir fiable. Il rappelle la limite : beaucoup d’organisations décident encore à l’opinion de la personne la mieux payée plutôt qu’aux données, et un jugement avisé sur le choix et l’interprétation des indicateurs compte autant que la technique de leur calcul. La pensée critique, conclut-il, reste le différenciateur ultime, et ne s’automatise pas encore.
C’est l’article de décembre 2021 qui posait déjà quatre critères de qualité de la donnée. Leur formulation a évolué depuis vers celle, plus opérationnelle, retenue dans le livre, que je présente dans la page Les quatre critères de qualité des données.
Référence dans le livre
Le traitement abouti figure le chapitre 9, « Piloter la transformation, SDSI vivant, instances et conduite du changement ». Page à préciser à la parution.
L’auteur s’exprime à titre personnel. © 2026 Mehdi Moudden.